And when you realize
And when you realize that their activities are shabby, that their vocations are petrified and no longer connected with life, why not then continue to look upon it all as a child would, as if you were looking at something unfamiliar, out of the depths of your own solitude, which is itself work and status and vocation? Why should you want to give up a child’s wise not-understanding in exchange for defensiveness and scorn, since not-understanding is, after all, a way of being alone, whereas defensiveness and scorn are participation in precisely what, by these means, you want to separate yourself from.
Rainer Maria Rilke, in Letters To A Young Poet (Sixth letter). December 23, 1903
Et le jour où l’on s’aperçoit que leurs soucis sont misérables, leurs métiers refroidis et sans rapports avec la vie, comment alors ne pas continuer de les regarder, ainsi que fait l’enfant, comme chose étrangère, du fond de son propre monde, de sa grande solitude qui est elle-même travail, rang et métier ? Pourquoi vouloir échanger le sage ne-pas-comprendre de l’enfant contre lutte et mépris, puisque ne pas comprendre c’est accepter d’être seul, et que lutte et mépris ce sont des façons de prendre part aux choses mêmes que l’on veut ignorer ?
Rainer Maria Rilke – Lettres à un jeune poète (Sixième lettre). 23 Décembre 1903







